Pour sa 30e saison, le grand spectacle historique de Verdun se poursuit aux carrières d’Haudainville. Avec une nouvelle scène consacrée aux Gueules cassées, l’édition 2026 ajoute encore en intensité. Voici cinq bonnes raisons de ne surtout pas rater le spectacle-événement de l’été en Meuse.
- Parce que c’est un spectacle qui ne reste jamais figé
Créé en 1996 pour le 80e anniversaire de la bataille de Verdun, Des Flammes à la Lumière devait d’abord vivre quelques saisons. Trente ans plus tard, il est toujours là. Et surtout, il continue d’évoluer. Chaque année, l’équipe affine les lumières, les sons, les enchaînements, les tableaux, les détails qui ne sautent pas toujours aux yeux mais changent la force d’une scène. - Pour découvrir le nouveau tableau des Gueules cassées
C’est la grande nouveauté de cette édition. En trois minutes, cette scène donne corps à l’un des drames les plus bouleversants de la Grande Guerre, celui des soldats défigurés par les combats. Un dialogue entre une infirmière et un blessé en reconstruction faciale évoque le regard des autres, la peur du retour à la vie civile, mais aussi la possibilité de se relever. Des images d’archives projetées renforcent encore l’intensité du moment. La séquence est dure, mais elle se referme sur une note d’espoir. - Pour la puissance du décor naturel
Aux carrières d’Haudainville, la nuit devient un immense plateau scénique à ciel ouvert. Tranchées, villages, hôpital, cantonnement, offensive, incendie, armistice, le spectacle déroule la guerre comme une fresque vivante, portée par les effets de lumière, les projections, la pyrotechnie et les mouvements de foule. - Pour l’aventure humaine qui se joue derrière la scène
Plus de 400 bénévoles participent encore à cette 30e saison. Acteurs, figurants, techniciens, costumières, régisseurs, beaucoup ne sont jamais vus du public, mais tous portent cette mécanique impressionnante. C’est aussi cela que l’on regarde, une aventure collective, transmise de génération en génération. - Parce que Verdun mérite d’être vue autrement
Ni musée, ni cours d’histoire, Des Flammes à la Lumière parle à ceux qui veulent ressentir autant que comprendre. Le spectacle rappelle l’enfer de 14-18, mais aussi la résistance des civils, la fraternité, le deuil, la reconstruction. Une soirée pour mesurer, autrement, ce que Verdun continue de porter. Richard Raspes Est Républicain 11/07/2026 .Crédit photo Jean-Luc KALUZKO
Les représentations se poursuivent les 17, 18, 24, 25, 31 juillet et 1er août